OM 4-1 Lille L'OM régale le Vél'

OM 4-1 Lille L'OM régale le Vél'
Et le Vélodrome fit la Ola. Il restait un gros quart d'heure de cet importantissime choc entre prétendants à la Ligue des Champions, et la vague traversa tout le stade, sublimant la victoire marseillaise qui se dessinait. Elle accompagnera les Olympiens jusqu'au coup de sifflet final, accueilli comme le doit un succès face à un concurrent direct.
« Si on ne gagne pas, tout est fini », avertissait en substance Julien Rodriguez durant la semaine. Avec désormais quatre petits points de retard sur la deuxième place, c'est tout l'inverse. Tous les espoirs sont permis.
Ces trois points récompensent un match plein, et une meilleure maîtrise des événements et des nerfs dans cette rencontre où la défaite était interdite aux Lillois comme aux Marseillais.
Un match qui débutait sur les chapeaux de roue. Deux penalties (sévères) dans les dix premières minutes, et sifflés à deux minutes d'intervalle, on ne vous ennuiera pas avec des statistiques poussiéreuses, mais c'est peu banal. Ajoutez-y une expulsion, celle de Emerson, coupable de la faute décisive sur Pagis, et l'on passe directement dans la case rareté.
Deux penalties transformés. Par Niang,
côté olympien. Par Bastos, côté lillois. Un partout, balle au centre. Sacrée entame de match. Et le mieux c'est que la suite s'inscrivait dans son droit fil. Avec une intensité maxi et des occasions majoritairement en faveur de l'équipe en supériorité numérique, c'est-à-dire l'OM.
Le duo retrouvé Nasri-Ribéry étourdissait les Dogues, et ouvrait des brèches sur les ailes à Maoulida et Niang. Une organisation très offensive, avec Pagis titulaire en pointe, où l'abattage titanesque de Cana au milieu contribuait à l'équilibre.
Il ne manquait qu'un deuxième but. Il arrivait du pied droit de... Renato Civelli. Superbe, qui plus est. Sur un corner frappé par Ribéry, l'Argentin y allait d'abord de la tête. Contrée. Le cuir lui revenait, il hypnotisait Plestan d'une feinte du gauche, avant de scorer en force et à bout portant sous la barre (2-1, 37e).
Après qu'un penalty, plus évident encore que les deux autres, eut été oublié sur Niang, l'arbitre reconduisait les deux formations aux vestiaires.
La mi-temps n'était pas de trop pour reprendre son souffle. La deuxième
période marquait logiquement une rupture. Elle voyait aussi la supériorité numérique phocéenne peser plus lourdement sur les épaules, dans les têtes et dans les jambes des joueurs de Claude Puel.
L'OM ne se contentant pas de gouverner, mais cherchant au contraire à rendre sa domination plus nette et matérielle au tableau d'affichage.
Les coups de booster de Ribéry et Nasri dirigeaient la rencontre vers un score moins étroit. Comme sur cette passe laser du néo-international déviée par Chalme que reprenait Maoulida sans cadrer.
Epargné sur le coup, Sylva s'inclinait peu à près quand Civelli reprenait à l'instinct un corner mal dégagé par la défense (3-1). Doublé pour le défenseur sud-américain qui marquera par la suite de nouveau points, derrière cette fois, en repoussant un ballon chaud.
Le cinquième but de la soirée n'allait donc pas être pour le LOSC mais pour l'OM. Les arrêts de jeu avaient à peine débuté que Niang crochetait Rafael pour placer un tir imparable dans le petit filet (4-1).
Un but qui valait plus que les applaudissements qu'il soulevait, puisqu'il permettait à l'équipe d'Albert Emon de doubler St Etienne à la 5e place du classement, au goal average.
Pour les Winners (20 ans) et les Fanatics (19 bougies), la soirée d'anniversaire était ainsi des plus réussies.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 21 avril 2007 03:19

Lorient 2-1 OM Coup d'arrêt à Lorient

Lorient 2-1 OM  Coup d'arrêt à Lorient
La belle réaction olympienne qui s'était installée depuis le nul à Gerland a subi une difficile sortie de route ce samedi à Lorient. Pas vraiment dominés au Moustoir, les Olympiens ont connu un passage délicat après l'heure de jeu qui s'est vite matérialisé par deux buts bretons. La réduction du score de Djibril Cissé en fin de match n'aura malheureusement pas été suffisante.
Car autant la première période fut terne, autant la seconde – surtout les 30 dernières minutes – fut très animée. Mené de deux buts, l'OM a subitement relevé la tête après le but de Cissé. Ainsi, la toute fin de partie offrit un siège lorientais devant ses buts qui aurait pu craquer devant Maoulida et surtout Pagis, dont la tête flirta avec la transversale.
«Il faut jouer pendant 90 minutes et pas seulement 15 minutes» appuyait Albert Emon dans les couloirs du Moustoir. Une réflexion qui pouvait être appliquée à tous les acteurs du match durant les 45 premières minutes. Malgré un début de partie tonique de Lorient avec notamment la bonne reprise de Saïfi (7e), les débats ne furent guère enthousiasmants en première mi-temps.
Le néo international Samir Nasri se signalait
quand même par deux tirs rasants captés par un Rémy Riou (13e, 25e) sur lequel Djibril Cissé butait en face à face après une belle ouverture de Valbuena (19e). Le buteur du match aller Gignac clôturait la mi-temps d'une frappe contrée de la jambe par Carrasso (52e).
A la pause, Albert Emon revoyait sa défense en changeant Bostjan Cesar par Salomon Olembé. Le capitaine du jour, Lorik Cana passait alors en défense centrale pour y apporter sa fougue. Cette arrière-garde «new look» n'allait pourtant avoir le temps de se régler. Un quart d'heure après le retour des vestiaires, c'était Lorient qui se montrait le plus incisif. Auteur d'une première tête de peu au-dessus (52e), Rafik Saïfi ouvrait la marque sur un énième centre de Gignac. De la tête et entre les deux défenseurs, il trompait Carrasso de la tête (60e, 1-0). Et l'attaquant algérien d'inscrire le premier but des Merlus en L1 depuis six matches !
S'ouvrait alors le quart d'heure rentable des Lorientais. Gignac était encore décisif avec son corner au premier poteau pour Le Pen qui, d'une reprise originale, envoyait le ballon sous la barre de Carrasso (74e, 2-0).
L'embardée olympienne était finalement consécutive à la faute de Morel sur Maoulida dans la surface bretonne. Cissé transformait le penalty (80e, 2-1) mais aussi le visage de l'OM dans les dix minutes finales. Sur une belle ouverture de Nasri, Maoulida voyait son tir contré par la sortie rapide d'un Riou décisif (86e). Sur la corde raide, les Bretons étaient ensuite tout heureux de voir que Pagis ne redressait pas suffisamment sa tête à bout portant après
un beau service de Zubar (89e). Mais, au coup de sifflet final, les Merlus devaient aussi se féliciter d'être la première équipe a avoir gagné ses deux matches contre l'OM cette saison et surtout leur premier depuis six rencontres.
Pour les Olympiens, la déception est certes grande après un revers qui ne devrait pourtant avoir beaucoup d'incidences au classement. Au pire, après la journée qui se jouera dimanche et mercredi, ils n'auront que cinq points de retard sur la troisième place. Ce qui ne doit pas enlever le caractère hautement important de la réception de Lille dimanche prochain.

# Posté le mardi 03 avril 2007 09:23

France 1-0 Autriche Séduisants ces bleux!

France 1-0 Autriche Séduisants ces bleux!
Un quatuor est né. Les spectateurs du Stade de France présents pour cette rencontre amicale de l'équipe de France face à l'Autriche pourront dire plus tard qu'ils y étaient. Ils auront vu Samir Nasri, Karim Benzema ou Abou Diaby débuter leur carrière en équipe de France. Ils auront aussi vu Lassana Diarra se balader une deuxième fois en deux sélections. Ces gamins ont le sang chaud et une incroyable capacité à passer outre une pression certaine qui en avait pourtant écrasé plus d'un avant eux.

Comme pour mieux mettre en exergue l'arrivée de cette nouvelle vague, Raymond Domenech avait opté pour un milieu de terrain formé de Diarra, Mavuba et Diaby juste derrière Nasri... Impensable en d'autres temps mais plus que réalisable face à une formation autrichienne qui, il est vrai, ne doit pas effrayer grand monde sur la scène internationale. Toujours est-il que cette équipe de France a tranquillement assuré le coup, dominant outrageusement les débats.

D'entrée de jeu, le ton était donné avec une première passe de Nasri dans la profondeur pour chercher un Cissé qui n'aura sans doute pas passé une excellente soirée... Face à la formation autrichienne regroupée en défense avec deux lignes de quatre superposées, la recherche d'espace aura été le maître mot. C'est peut-être en ce sens que Abou Diaby a tenté une frappe lointaine (7e). Dans la foulée, Samir Nasri, qui frappera tous les coups de pied arrêtés, se chargera de déposer un coup franc sur la tête de Cissé, puis
vers Escudé, dont la tête sera repoussée sur la ligne (14e).

Retourné de Nasri !

Et puis, après avoir lancé quelques escarmouches, Nasri va tenter de trouver l'ouverture lui-même. Il écarte pour Clerc qui lui remet. Le Marseillais tente un retourné qui frôle poteau de Macho, le portier autrichien (19e). Mais les « gamins » ne sont pas les seuls et Anelka, sauveur des Bleus en Lituanie, parvient même à tirer des « Olé » au Stade de France. Le joueur de Bolton effectue un superbe travail sur la droite, il glisse parfaitement à Cissé qui ne cadre pas sa frappe. Les premiers sifflets pleuvent à l'encontre du Marseillais (23e). Malgré une domination certaine, la première période est bouclée avec une reprise d'un équilibre somptueux signée de l'étonnant Lassana Diarra (35e)

A la reprise, Raymond Domenech effectue trois changements avec les entrées de Benzema (à la place de Cissé), Abidal (pour Mexès) et Gallas (en remplacement de Thuram). Une sacrée bonne idée que Nasri tente de convertir immédiatement en lançant Benzema, lequel donne à Anelka qui glisse au moment de frapper (49e). Il s'en suit une longue chevauchée de Diaby qui oublie de donner son ballon... Et puis, la délivrance arrivera enfin. Où « déjà » serait-on tenté de dire puisque c'est après seulement huit minutes en équipe de France que Karim Benzema marque son premier but !

A l'origine, Samir Nasri frappe un coup franc légèrement en retrait pour le Lyonnais qui marque sur sa première vraie occasion en Bleu (1-0, 53e). Incroyable scénario pour les deux hommes très complices et qui n'auraient pas pu rêver mieux... Motivés par cette ouverture du score, les Tricolores vont appuye
r un peu plus sur le champignon pour tenter de faire gonfler le score. Anelka s'échappe sur le côté droit, il fixe la défense passe son vis-à-vis et tente une frappe puissante qui ne trouve pas le cadre (63e). Dans la seconde, Abidal donne à Nasri qui, à l'entrée de la surface, tente de surprendre Macho d'une frappe tendue au premier poteau (64e). Ce sera la dernière opportunité de briller pour Nasri qui se fait ovationner par le public du Stade de France lorsqu'il cède sa place à Malouda (70e). Raymond Domenech donnera également du temps de jeu à Frédéric Piquionne pour une autre première sélection.

Le sélectionneur national peut d'ailleurs se frotter les mains. Ses jeunes pousses ont fait le boulot sans sourciller. Ils ont, malgré leur jeune âge, apporté quelque chose à cette équipe de France. C'est sûr, on n'a pas fini de les revoir en Bleu...

# Posté le mardi 03 avril 2007 09:14